Aller au contenu principal

// Films // Inuk en colère (Angry Inuk)

National Film Board

Inuk en colère (Angry Inuk)

Alethea Arnaquq-Baril / Canada / 2016 / 85 ' / Inuktitut - Anglais / S.T. Français

Credits

Sophie Farkas Bolla
Qajaaq Ellsworth
Jonathan Wright
Alethea Arnaquq-Baril & Bonnie Thompson
Unikkaat Studios Inc
Eyesteel Film
National Film Board of Canada
Executive Producers: Bob Moore, Daniel Cross, David Christensen
Featuring: Aaju Peter, Lasaloosie Ishulutak, Joannie Ikkidluak

Links & Reviews

Awards & Festivals

Official Selection, Hot Docs 2016
Audience Award, Hot Docs 2016
Official Selection, St. John's International Women's Film Festival

À Venir

Restez à l'écoute pour toutes les projections à venir!

In Production

Alethea se joint à des militants Inuits pour lutter contre les opposants à la chasse aux phoques et corriger les représentations erronées de la culture Inuit.

Synopsis

Photo: © Qajaaq Ellsworth

Dans son long métrage documentaire ANGRY INUK, la cinéaste Alethea Arnaquq-Baril se joint à une nouvelle génération d’Inuits technophiles, qui mettent tout en œuvre pour casser les perceptions bien ancrées à l’égard de la chasse au phoque. Bien que la chasse au phoque commerciale soit pratiquée en majeure partie par les Inuits de l’Arctique, les campagnes contre cette activité ont engendré une perception qui les empêche de jouer un rôle central dans le marché de la peau de phoque. Les militants inuits ont décidé de s’inviter au débat. Pour cela, ils s’emploient à désorganiser les campagnes de financement des groupes de défense des droits des animaux en déployant tout l’arsenal des médias sociaux et en inventant d’autres tactiques, comme celle des égoportraits d’Inuits portant des vêtements en peau de phoque.

La viande de phoque est un aliment de base chez les Inuits, et une partie des peaux est vendue pour contrebalancer le coût faramineux de la chasse. Dispersée sur de vastes étendues de terre et d’eau, la population inuite assume une immense responsabilité en matière de protection de l’environnement. Alors qu’elle fait pression pour contribuer de manière durable à l’économie mondiale, elle doit lutter contre une armée de militants très bien financés et de vedettes bien intentionnées.

Armée de ses caméras, Alethea Arnaquq-Baril parcourt l’Arctique canadien pour donner la parole à ceux et celles que les militants se donnent rarement la peine de rencontrer : les chasseurs, les artisans, les familles dont la subsistance et la survie dépendent essentiellement de la chasse au phoque. Elle accompagne un groupe d’étudiants qui se rend en Europe pour plaider la cause inuite devant un groupe spécial de l’Union européenne.

Le film entremêle la réalité du peuple inuit au récit de ses confrontations avec les opposants à la chasse au phoque et avec les nations qui exploitent les ressources minières sur le territoire inuit tout en détruisant la principale économie durable accessible aux habitants de ce territoire. « Il faut redresser le préjudice culturel que l’on nous cause en ne nous laissant pas d’autre option que de forer le sol pour exploiter notre environnement naturel. C’est ce que nous revendiquons en tant que peuple », clame un étudiant dans le film.