Cinema Politica présente le Cinéma Queer pour la Palestine

Cinema Politica est fier de présenter à Montréal une projection dans le cadre de la quatrième édition du programme Cinéma Queer pour la Palestine, une initiative de solidarité organisée autour du slogan « Pas de fierté dans le génocide ». Le programme de cette année met en lumière le travail d’artistes queer, palestiniens et alliés, à travers différents lieux, en Palestine historique et dans la diaspora, et explore la diversité des identités, des formats, des styles et des genres afin de souligner le rôle de l’art dans la résistance et la lutte pour la libération.

Cinema Politica accueillera cette projection de Cinéma Queer pour la Palestine2 026 au JA de Sève Cinema, Université Concordia, le 8 juin 2026 à 19h. L’admission est gratuite et par don.

Queer Cinema for Palestine a commencé comme un espace éthique alternatif pour les cinéastes qui ont retiré ou refusé de montrer leur travail au Festival du film LGBTQ de TLVFest, parrainé par le gouvernement israélien. Au cours des six dernières années, des centaines de cinéastes ont manifesté leur solidarité en réponse à l’appel de boycott émanant de Palestiniens queer et trans. Alors qu’Israël poursuit son génocide et son nettoyage ethnique à Gaza, en Cisjordanie et dans toute la Palestine historique et dans toute la région, nous condamnons cette violence et l’ordre de force et nous nous tenons solidaires avec les Palestiniens.

A MESSAGE

Mama Ganuush / Palestine / 2026 / 3’

Un court métrage documentaire qui donne la parole aux personnes palestiniennes queer en exil.

CEASEFIRE بِكَفِّي قَهْـر

Teodor Vladár / Slovaquie, Hongrie / 2025 / 23 min

Nawras, une artiste queer jordano-palestinienne, vit depuis quatre ans à Bratislava, en Slovaquie. Vivant entre deux communautés et confrontée à des cultures qui s’affrontent, elle est poussée vers un troisième objectif : trouver la paix et un endroit où elle se sentira chez elle. Aujourd’hui, elle se réapproprie la culture dans laquelle elle a grandi, mais cette fois-ci selon sa propre définition, et ce faisant, elle crée une communauté qui devient sa famille.

THE 5-YEAR PLAN FOR FINANCIAL INDEPENDENCE

Dua Omari / Palestine / 2025 / 7’

Cette vidéo présente l’histoire de la Palestine comme un cycle sans fin d’injustices et imagine un avenir où le système resterait inchangé et où la violence se poursuivrait. Elle met en lumière l’incapacité du système mondial à rendre une véritable justice, ne proposant que des solutions symboliques qui n’améliorent en rien la vie quotidienne. Les Palestiniens sont contraints de s’adapter à des conditions contraires à la dignité humaine fondamentale, maintenus dans un état de faux espoirs, sans perspective claire vers la liberté ou la dignité.

UNTIL WE RETURN

Huss AC / Égypte, Écosse / 2025 / 11 min

« Until We Return » oscille entre mémoire et rêve, passant des images vacillantes d’un sixième anniversaire enregistrées sur VHS à l’adieu définitif et inconscient d’un foyer disparu. Se déroulant comme un voyage le long du Nil, à travers les courants oniriques du Caire où mémoire et présent se confondent, mi-vision, mi-nostalgie, mi-possibilité. Sur ses eaux, une utopie fragile s’éveille, un monde où la séparation n’a jamais eu lieu, où le retour est encore à portée de main, et où le foyer autrefois perdu renaît.

WE WILL HAUNT YOUR ARCHIVE

R.R. / États-Unis / 2026 / 10 min

2 décembre 2023. Une manifestation queer éclate à San Francisco en solidarité avec la Palestine. Le film replace cette action dans le contexte plus large de l’activisme d’ACT UP pendant la crise du sida. Il explore le « glitch » comme une tactique féministe radicale pour résister aux régimes contemporains de surveillance et de musellement.

SORRY

John Greyson / Canada / 2024 / 7’

Portrait de trois jeunes femmes : Luna Alyaan, une jeune violoniste de Gaza tuée par un drone Elbit ; Eden Golan, une chanteuse sioniste qui a représenté Israël au Concours Eurovision de la chanson 2024 à Malmö ; et Greta Thunberg, qui a mené les manifestations lors de l’Eurovision cette année-là. Satie noire sur l’utilisation par Israël de la chanson à des fins de hasbara (propagande), Sorry utilise l’humour et la culture pop pour créer un mélange d’agit-prop en soutien au boycott en cours de l’Eurovision et à la campagne « Dump Elbit ». (Inspiré par l’hommage « Gaza Lives » du Festival du film palestinien de Toronto aux artistes disparus lors du génocide).

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